|
Formé au sein des Organisations Catholiques de Turin, Carlo
Donat-Cattin se consacre à des études de philosophie
et politique-économique en cultivant, dès sa jeunesse,
la passion pour le journalisme. Appelé sous les drapeaux
en 1940, il participe à la Résistance piémontaise
dans la zone du Canavese.
Après la guerre, il reprend son activité de
journaliste et collabore surtout avec le journal turinois «Il
Popolo Nuovo». Entre 1948 et 1956 il occupe différentes
charges au sein des Syndicats en tant que Secrétaire de
la LCGIL (Confédération Générale
Italienne du Travail) et de la CISL (Confédération
Italienne des Syndicats Nationaux des Travailleurs). Entre-temps
il intensifie sensiblement son engagement politique dans la Démocratie
Chrétienne en tant que Conseiller Municipal et Provincial
et comme Représentant du Conseil National. Devenu Député en
1958 puis Sénateur en 1979, Carlo Donat-Cattin fut Sous-Secrétaire
de la DC entre 1978 et 1980. Au sein de ce Parti, il représente
la Gauche sociale liée à l’histoire sociale
et syndicale du Mouvement Catholique, représentée
par le courant « Forze Nuove » (Forces
Nouvelles) dont il fut le leader incontesté.
Particulièrement attentif à la fusion entre Politique
et Culture, il crée différentes revues , en particulier : «Settegiorni» -
7 jours – (1967 - 1974) , «Terzafase» - Troisième
phase (1983 - 1993) et, à niveau régional, «Lettere
piemontesi» - Lettres piémontaises - (1982
- 1993).
Au sein du Gouvernement son expérience fut
particulièrement
intense. Sous-Secrétaire aux Participations de l’Etat
(1963 - 1968), il s’impose à l’attention du
Pays comme Ministre du Travail (1969 - 1972) surtout lors de la
saison syndicale, assez tourmentée, de 1969 qui aboutit à l’approbation
du Statut des Travailleurs. Successivement Carlo Donat-Cattin fut Ministre
pour les Interventions extraordinaires destinées au «Mezzogiorno» (juillet
1973 - mars 1974), Ministre de l’Industrie (novembre 1974
- novembre 1978), Ministre de la Santé (août 1986
- mai 1989) et à nouveau
Ministre du Travail (juillet 1989).
Son expérience politique fut caractérisée
par certaines lignes de pensée et d’action constamment
soutenues et affirmées, à savoir: effort pour
placer la question sociale au centre de tous les courants politiques,
conciliation entre solidarité et liberté, fidélité au
système démocratique et aux valeurs de l’Etat.
|